Projet « Flottovoltaïque »
Une micro-mare solaire pour une agriculture plus résiliente
Stocker l’eau, produire une énergie locale et préserver la biodiversité
Face aux sécheresses plus fréquentes et aux besoins croissants en eau des petites exploitations, Le Champ des Liens souhaite expérimenter à Plouharnel une solution simple et reproductible : associer une petite réserve d’eau agricole à une couverture photovoltaïque flottante partielle.
L’objectif n’est pas de reproduire à petite échelle les grandes retenues ou centrales photovoltaïques flottantes, mais de développer un équipement intégré à l’échelle d’une exploitation paysanne, où eau, énergie et biodiversité se complètent.
Une première expérimentation à Lann Cosquer
Sur son écolieu de Lann Cosquer, le Champ des Liens dispose de plus de 2 hectares où coexistent déjà activités agricoles et pédagogiques et une forêt-jardin de 2 500 m². Un futur hangar-école accueillera du matériel de transformation et des activités de transmission et permettra également de récupérer l’eau de pluie.
Le site présente une situation paradoxale : très humide en hiver mais manquant d’eau en été, notamment pour l’arrosage des jeunes plantations. Il ne dispose par ailleurs d’aucun raccordement électrique. C’est ici que sera testé un système associant une mare d’environ 100 m² et 120 m³, la récupération des eaux pluviales du hangar, des noues et demi-lunes et 30 à 50 m² de panneaux photovoltaïques flottants, soit une puissance envisagée de 6 à 10 kWc. La partie non couverte restera une mare naturelle végétalisée, accessible aux amphibiens, libellules et oiseaux.
Eau
Stocker localement les pluies hivernales et l’eau collectée sur les toitures, tout en réduisant l’évaporation estivale.
Énergie
Produire sur place l’électricité nécessaire notamment au pompage et à l’irrigation, sur un site non raccordé au réseau.
Biodiversité
Conserver une large partie de la mare en milieu naturel, avec des berges végétalisées et des habitats aquatiques diversifiés.
Expérimentation
Mesurer pendant au moins 24 mois le niveau d’eau, les précipitations et la production électrique afin de confronter les résultats au modèle hydrique développé par la coopérative.

De l’expérimentation à un modèle reproductible
L’ambition dépasse Lann Cosquer. Cette première installation doit servir de prototype, permettant d’évaluer concrètement le fonctionnement du système avant d’envisager son adaptation à d’autres petites exploitations.
Une seconde application est déjà envisagée autour de l’étang d’Er Varquez er Mor, au sein d’un projet de ferme maraîchère biologique. Elle associerait réserve d’eau existante, photovoltaïque flottant, autoconsommation agricole et création d’un corridor écologique entre l’étang et les zones humides forestières voisines.
